Mononucléose, retrouver mon énergie naturellement

La mononucléose est due à l’infection par le virus Epstein-Barr, virus de la famille de l’herpès. Il s’agit d’un virus extrêmement répandu, qui se transmet par la salive, mais qui n’entraîne pas toujours d’infection. Il est même inoffensif dans la majorité des cas, et nous « colonise » sans même que l’on s’en aperçoive. En effet, dès l’âge de 5 ans, 50 % des individus sont porteurs du virus Epstein-Barr. À 40 ans, le pourcentage est de 90 %. On peut détecter dans le sang de ces personnes des anticorps contre ce virus. Une fois infectée, la personne conserve le virus dans son corps toute sa vie, sans pour autant avoir nécessairement de symptômes.

Par Véronik Tanguay, ND, Hta

Cependant, pour certaines personnes, la première infection par ce virus provoque une mononucléose, c’est-à-dire un excès de globules blancs nommés mononucléaires.

Après son introduction dans l’organisme, le virus prolifère d’abord dans la bouche et se dirige ensuite vers les ganglions et le sang. La période d’incubation peut durer de 4 à 6 semaines avant l’apparition des symptômes aigus qui peuvent durer de 2 à 3 semaines. Les symptômes s’installent généralement comme un rhume avec de la fièvre, douleurs, mal de gorge et enflure des amygdales car le virus se développe dans les globules blanc situés au fond de la gorge.  L’infection peut causer un gonflement de la rate appelée splénomégalie. Même si généralement bénigne, le foie, le système nerveux et les globules rouges peuvent aussi être la cible de complications.

Suite au diagnostic et au suivi médical, la meilleure chose à faire est d’écouter notre corps et de se reposer! L’annulation complète des activités prévues et le repos total permet souvent au corps une récupération plus rapide. Au contraire, la poursuite des activités et le combat contre le sommeil peut laisser une fatigue persistance pour de nombreuses semaines.

Tout comme le besoin de repos s’impose, une pause digestive sera aussi au programme car le système immunitaire est beaucoup plus efficace dans son combat lorsque la digestion est à son minimum. Des bouillons de légumes avec des toniques immunitaires comme l’ail, le thym et l’origan seront à l’honneur. S’il y a fièvre, ajoutez les tisanes fébrifuges comme la cataire, les fleurs de sureau, l’achillée et même le gingembre. Boire suffisamment mais à petites gorgées afin de soulager l’irritation dans la gorge.

Des plantes antivirales seront bues en infusion comme la mélisse et les baies de sureau. D’autres, toniques immunitaires, lymphatiques et hépatiques seront à privilégier : échinacée, calendule, racines de pissenlit et de bardane ne sont que quelques exemples. Sur consultation, un herboriste-thérapeute accrédité pourra proposer une plante lymphatique adéquate à votre situation mais qui demande un dosage bien encadré tel que le phytolaque, le baptisia, le céanothe, l’iris ou la scrofulaire. Tout cela à prendre soigneusement durant votre période de repos imposée par votre corps afin de lui offrir la meilleure récupération possible.

Les solutions aromatiques

Pour soigner une mononucléose, des huiles essentielles antivirales seront choisies afin de réduire rapidement la réplication virale. En plus, celles-ci sont aussi de grandes toniques immunitaires. Dans cette catégorie, les grandes réputées sont les essences aromatiques de ravintsare (Cinnamomum camphora cineoliferum) et de niaouli (Melaleuca quinquenervia).  Ces dernières seront diffusées dans la chambre de repos plusieurs fois par jour et appliquées en massage, pures ou avec un peu d’huile végétale, sur diverses parties du corps du malade : pieds, colonne vertébrale, poitrine et foie. En cas d’enflure des amygdales, l’ingestion d’une goutte d’une de ces essences, 4 à 6 fois par jour pour la première semaine, agiront localement pour contrer l’infection. Aussi, une goutte d’essence de menthe poivrée (Mentha piperita) agira comme analgésique sur la douleur et l’irritation dans la gorge. Son action antivirale et énergisante permettra au corps de se remettre au plus vite. Déposez 1 goutte sur la langue aux 2 à 4 heures pour 2 à 3 semaines.

Pour accompagner les organes lymphoïdes (foie, rate et ganglions), des essences lymphatiques et hépatiques seront proposées. Tonique glandulaire, l’essence de thé du Labrador (Rhododendron groenlandicum) sera appliquée directement en massage sur la région du foie et de la rate. Si vous préférez son odeur, le romarin à verbénone (Rosmarinus officinalis verbenoniferum) agit aussi comme régénérant du foie tout en augmentant notre niveau d’énergie. Utilisez-le de la même manière que le thé du Labrador. D’autres essences, toniques du foie peuvent être une alternative intéressante : la carotte (Daucus carotta), le céleri (Apium graveolens) et le citron (Citrus limonum). Ces trois dernières seront ingérées à raison d’une à deux gouttes dans une cuillère d’huile d’olive, 3 fois par jour pour la durée de la maladie.

Le virus Epstein Barr est contagieux, mais beaucoup moins qu’un rhume, puisqu’il ne provoque pas d’éternuements. Il ne se transmet pas par l’air, mais par contact étroit avec la personne infectée. Un baiser ou l’échange d’ustensiles ou de couverts souillés peuvent être responsables de la transmission du virus. Par contre, cohabiter avec une personne infectée ne représente pas un risque élevé de contracter la maladie. Mais, par mesure de précaution, il serait bien de diffuser les essences de ravintsare ou de niaouli dans toute la maison afin de faire profiter de leur qualité tonique immunitaire à tous les membres de la famille. Le mieux sera d’utiliser un atomiseur qui diffuse les essences pures et de le faire fonctionner 10 à 20 minutes, 3 à 5 fois par jour. Leurs bienfaits et leurs aromes raviveront toute la famille.

 

Extrait du Magazine VIVRE

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