Le déficit de l’attention: quelles sont les solutions?

Le déficit de l’attention est de plus en plus commun chez les enfants ET chez les adultes.  Chez ce dernier, la problématique est souvent plus facile à cacher grâce à différentes astuces développées au fil du temps et peut-être même  à l’utilisation de stimulants tels que le café ou tout autre breuvage stimulant.

Par Véronik Tanguay et Mikaël Zayat

Vu la «popularité» de ce problème, il est pertinent de se questionner si le déficit de l’attention a toujours été présent ou est-il seulement plus diagnostiqué de nos jours?  Il est certain que le nombre d’heures accrues passées devant la télévision, les jeux vidéo,  l’ordinateur  et les lumières fluorescentes est certes un facteur influençant négativement l’énergie de tous et chacun.   Le temps à jouer dehors et à s’oxygéner est trop souvent limité et apporte son lot de conséquences.  L’alimentation a également son rôle à jouer; quand on lit soigneusement les ingrédients sur les différents produits retrouvés en épicerie, nous sommes loin des « bines » de grand-maman!  Voici quelques ingrédients où il importe d’être vigilent, particulièrement lorsque nous savons qu’une personne ayant un déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, en consommera de façon régulière.

OUI à la couleur; la vraie!

Les colorants alimentaires ne sont pas du tout banals.  Il est reporté que plus un enfant consomme des aliments contenant des colorants artificiels, plus ses performances d’apprentissage sont réduites.  Le Docteur Benjamin Feingold, dans son livre  « Feingold hypothesis » suspecte que 40 à 50% des enfants hyperactifs avec déficit étaient sensibles aux couleurs, saveurs et préservatifs contenus dans l’alimentation commerciale.  Lisez bien les étiquettes des céréales à déjeuner, des desserts, pâtisseries, charcuteries, bonbons, breuvages, etc. Bref, tout ce qui se retrouve à l’épicerie : des bâtonnets de poisson au yogourt en passant par la moutarde.  Vous y resterez surpris de la quantité de conservateurs contenant des sulfites, de l’aluminium et autres produits néfastes. Ces conservateurs finissent par être présents à la majorité des repas et s’accumule dans le corps de nos petits trésors.

Ce même docteur propose une alimentation sans salicylates présents dans certains fruits tels que les pommes, les abricots, les cerises, les mûres, les nectarines, les pêches, les prunes, les baies (sauf les bleuets), les raisins, les oranges et les amandes.  Plus de 50% de ses patients obtinrent des améliorations positives.  Une autre étude portée sur des enfants avec et sans déficit démontre qu’un régime riche en salicylates influençait négativement 80% des enfants. Bien que ces fruits soient bénéfiques pour notre santé, ils peuvent aggraver le déficit de l’attention déjà présent chez certains enfants, surtout lorsque pris en grande quantité comme dans les jus de fruits.  Il faut également faire attention aux intolérances alimentaires courantes telles que les produits laitiers, le blé et le maïs.

La glycémie

Les déjeuners, collations et jus fruités ayant une haute teneur glycémique tendent à provoquer une hypoglycémie durant la journée.  Cette hypoglycémie peut stimuler la production de catécholamines dont les plus courantes sont l’adrénaline, la noradrénaline et la dopamine.  Ces hormones induisent des modifications physiologiques de l’organisme tel que l’augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle; pas de quoi faciliter la concentration en classe…!

Selon Passeport Santé, l’exposition à certaines substances toxiques (alcool, tabac, plomb, pesticides, etc.) durant la vie foetale expliquerait de 10 % à 15 % des cas :

La consommation d’alcool ou de drogues durant la grossesse. Certaines études laissent entendre que l’abus d’alcool et l’absorption de drogues par la mère durant la grossesse peuvent réduire la production de dopamine chez l’enfant et augmenter le risque de TDAH.

Le tabagisme de la mère durant la grossesse. Plusieurs études suggèrent que les femmes enceintes qui fument courent de 2 à 4 fois plus de risque d’avoir un enfant atteint de TDAH.

L’exposition aux pesticides ou à d’autres substances toxiques (comme les BPC) durant la vie foetale, mais aussi durant l’enfance pourrait contribuer à la forte prévalence du TDAH, comme l’attestent plusieurs études récentes.

Les carences

Plusieurs carences peuvent causer des dysfonctions du système nerveux central.  Notez que le fer est l’un des minéraux le plus carencé chez les enfants nord-américain suivi de près par les vitamines B-6, B-3, magnésium ainsi que le calcium.  Tout en comblant ses besoins nutritionnels par des aliments frais, un supplément de minéraux et vitamines organiques pris en magasin d’aliments naturels peut améliorer les résultats.

Finalement, pourquoi pas un peu d’élixir floral d’impatience (fleurs de Bach) pour maman et papa qui les aidera à rester patients avec leur petit amour…

En aromathérapie, quelques essences aromatiques peuvent être utiles pour faciliter la concentration et ainsi limiter les effets négatifs du déficit de l’attention.  En voici quelques unes :

Le romarin (Rosmarinus officinalis) est une essence qui possède de multiples usages.  On la connaît pour ses propriétés pulmonaires mais elle est également très intéressante lors d’un surmenage intellectuel.  Elle éveille le mental et facilite la concentration.  On peut la diffuser   ou tout simplement appliquer une goutte sur le front lorsque nous avons besoin de son soutient.

Il y a deux essences que nous affectionnons particulièrement qui s’harmonisent à merveille : la pruche du Canada (Tsuga canadensis) et le nard de l’Himalaya (Nardostachys jatamansi).  La pruche a une capacité unique de nous apaiser et de nous aider à lâcher-prise.  Pour sa part, le nard aide à nous enraciner et à demeurer présent avec nous-mêmes.  La synergie des deux est géniale pour nous permettre de vivre le moment présent et demeurer attentif à ce qu’il se doit.  On peut appliquer une goutte de cette synergie sur le cœur, le front ou sous les pieds pour amplifier l’effet d’enracinement.

Pour améliorer notre focus, l’essence de menthe poivrée (Mentha piperita) peut aussi être une bonne alliée.  Toutefois, cette essence n’est peut-être pas la plus appropriée chez les enfants présentant un déficit de l’attention avec hyperactivité.  En effet, la menthe poivrée a plutôt un effet stimulant pouvant aider certaines personnes qui ont de la difficulté à se concentrer à cause d’un manque d’énergie.  On peut tout simplement respirer l’essence à même le flacon ou encore déposer une goutte sur la langue; fraîcheur garantie!   Ses propriétés digestives peuvent alléger une digestion qui est au ralentit et qui nous rend apathique.

Une autre essence à l’honneur est le ravintsare (Cinnamomum camphora ct cineoliferum); anciennement confondu avec le ravensare aromatique (Ravensara aromatica).  Le ravintsare est très polyvalent avec ses propriétés anti-virales, immunostimulantes, décongestionnantes et neurotoniques.  Cette dernière qualité est particulièrement appréciée lors d’un trouble de déficit de l’attention.   On peut la masser sur la poitrine pour bénéficier de sa puissante énergie.

D’autres essences enracinantes ayant des notes de mousse et de terre peuvent nous aider à vivre le moment présent.  L’angélique, le vétiver et le patchouli ont ces qualités.  Laissez-vous guider; une essence qui nous attire saura nous ramener vers notre cœur et ainsi, être plus présent pour nous-mêmes et pour les autres.

Extrait du Magazine VIVRE

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